La Balle au bond  Pierre Reverdy

Reliure de création

La-Balle-au-bond-Pierre-Reverdy-2La-Balle-au-bond-Pierre-Reverdy-3LA_BALLE_AU_BOND_04
La-Balle-au-bond-Pierre-Reverdy-4

Plein box doublé bord-à-bord, gardes volantes velours, mosaïques de cuir, décor et titrage à l’œser, 2015 (photo © Michèle Garrec pour LRC)

Prenant leçon de Mallarmé, Pierre Reverdy goûte les concrétions d’images inédites, joue avec le rythme des vocables, capte et transforme la réalité. La métaphore est son emblème et il revendique en poésie le choc des mots de sens différents. Désireux d’écrire comme un peintre, il assemble librement les sujets quotidiens aux strates métaphysiques. Dans La Balle au bond, recueil écrit après qu’il s’est retiré à L’Abbaye de Solesmes, il offre au lecteur un dépaysement total : fraîcheur, animation et simplicité renouvellent l’approche poétique de l’existence, avec en sus, l’inspiration féconde de la nature, vrai mystère de la ville.

 

« On va plus loin que la ligne arrêtée un jour au bord du sol. C’est le chemin fantasque qui s’en va vers la voûte abritée dans un coin bleu et vert ; miracle d’un habit mal fait mis à l’envers, au dos d’un autre. La tête s’incline trois fois. »

 

Consciente de l’ancrage cubiste de l’auteur et fascinée par le titre « dynamique » de l’ouvrage, Morina Mongin revendique pour cette reliure un décor sans angle (y compris pour le titrage), appuyé sur différentes perceptions de la balle. Les couleurs sensuelles et féminines sont un hommage à la beauté et au talent de Misia Sert, figure marquante de la scène artistique et littéraire de son temps et dédicataire des poèmes.

 

Le recueil La Balle au bond de Pierre Reverdy, relié par Morina Mongin dans l’édition Les Cahiers du Sud, Marseille, 1928, 1/400 exemplaires sur alfa et orné d’un portrait par Modigliani, 14,5 x 19 cm,  a rejoint une collection particulière.

 

 

Share on Facebook